Le CDEN est le conseil départemental de l’éducation nationale. Il était présidé par la secrétaire générale de la Préfecture de la Vienne, l’IA-Dasen et le président adjoint du conseil départemental.

Le CDEN est composé de représentant-es :
– des collectivités locales
– des personnels des établissements d’enseignement et de formation. La délégation FSU/CGT Educ’Action est la délégation majoritaire avec 5 élu-es.
– des usagers-ères et des personnalités remarquables : parents d’élèves, DDEN, associations, etc…

Contexte : Ce CDEN était le 2ème de l’année. La mobilisation des personnels de l’éducation se tenait le même jour contre les suppressions de postes, pour les salaires et de meilleures conditions de travail  (lien vers l’appel du 86)

 

Déclaration liminaire de la FSU/CGT Educ’Action  : Action, budget,  suppressions de classes et de postes, préparation de rentrée 2026 …  

M. le Préfet,

Mme le vice-président du conseil départemental

Mme l’Inspectrice d’Académie,

Mesdames et messieurs les membres du CDEN,

En préambule de ce CDEN, la délégation FSU/CGT Educ’action tient à rappeler qu’elle soutient et encourage l’action intersyndicale de ce 31 mars, contre les choix budgétaires qui dégradent les services publics. La Vienne était déjà mobilisée jeudi dernier contre les choix budgétaires pour notre école, aujourd’hui encore parents, élu-es et professionnels de l’éducation sont mobilisées, devant ce conseil départemental, mais aussi devant leurs écoles, leurs établissements, et plus tard dans la rue, pour faire entendre le besoin de moyens pour notre système scolaire public et laïc.

En novembre dernier, nous évoquions déjà le projet de budget 2026. Il annonçait près de 4018 suppressions de postes dans les établissements publics. C’est chose faite, et nous en saisissons aujourd’hui pleinement les conséquences : suppression de 1891 postes dans le 1er degré, dont -29 postes pour le département. Dans le second degré dans notre académie ce sont 158 emplois qui sont retirés dans les collèges ! Et pour le département de la Vienne, au-delà de l’affichage d’un retrait de 7 postes en établissements, ce sont plus de 750 h de dotation horaire qui sont retirées soit l’équivalent de 42 postes à 18h.

Alors que dans le 1er degré, les conditions de travail et d’apprentissage ne cessent de se dégrader depuis plusieurs années et sont largement documentés et chiffrés que ce soit par le nombre de signalements de violences sur les personnels ou par l’augmentation du nombre de dispositifs liés à la santé des personnels, cette carte scolaire n’est pas audible pour les personnels. Elle les laisse au mieux dans les conditions actuelles, et pour beaucoup, va détériorer leurs conditions de travail et les conditions d’apprentissage des élèves.

Le climat scolaire se dégrade, cela fait malheureusement l’actualité médiatique régulièrement, et les équipes doivent répondre seules au mal être exprimé par de plus en plus d’élèves et de familles sans soutien de l’institution. Le sentiment de perte de sens du métier qui en découle grandit chez les enseignant·es et les AESH. En ce sens, votre annonce de la suppression du poste du conseiller pédagogique climat scolaire est tout simplement injustifiable. Si évidemment, cette mission est transversale, ce domaine ne peut être sous-doté et un ou une référent-e est indispensable pour coordonner les différentes actions, auprès des familles comme des formateurs. Ces difficultés de climat scolaire était amortie, compensée en partie en interne par les équipes, en jouant sur les répartitions, les effectifs, comme par exemple à La Roche Posay, grâce à des effectifs relativement peu importants. Votre carte scolaire ne laissera plus cette possibilité aux équipes.

Un autre sujet nous importe et fait l’actualité nationale : la santé mentale. Nous sommes complètement en opposition avec la suppression du poste d’enseignant au CMPP.

L’inclusion, sans prise en compte réelle des besoins des élèves, des familles et des professionnels est une illusion. La mise en place à marche forcée des PAS ne règlera pas les problématiques de l’école inclusive. Elle risque au contraire de dégrader son fonctionnement déjà rendu difficile par le manque de moyens dédiés. Ces difficultés sortent de plus en plus des classes et impactent maintenant directement tous les temps scolaires et périscolaires. L’école ne peut pas tout mais elle doit se donner les moyens d’accueillir tous les élèves en sollicitant s’il le faut le milieu du médico-social, dans une politique publique ambitieuse sans se cacher derrière l’absence de moyens.

Quant aux fermetures de classe, nous reviendrons évidemment sur certaines situations de fermetures que vous présentez, notamment en éducation prioritaire.

La baisse démographique se constate mais elle ne doit pas devenir un argument d’autorité pour déposséder les territoires de l’épicentre que peut être l’école dans ces territoires les plus isolés. La FSU-CGT Educ’Action porte la nécessité de créer un maillage autour des écoles, en assumant d’avoir des personnels en surnombre. La baisse démographique, réelle, importante, n’est pas une fatalité. Elle pourrait, elle devrait, être une opportunité. Une opportunité pour renforcer l’encadrement, prévenir les violences, répondre à la dégradation de l’état psychique des élèves comme des personnels.

De la même façon dans le second degré, l’austérité va se payer très cher à la rentrée prochaine avec un nombre d’élèves par divisions qui augmente encore et des situations très tendues sur les agglomérations. Alors que la France est championne d’Europe des classes pléthoriques, ce gouvernement a fait le choix d’aggraver la situation plutôt que de desserrer l’étau au risque de mettre en péril l’inclusion et l’aide aux plus fragiles. Concernant les moyens, on note qu’un seul poste de CPE est prévu. Le Ministère vient enfin d’abonder le budget des personnels infirmiers scolaires et assistants sociaux dont nous manquons et manquerons encore demain. Notre ministère est sous administré et pourtant aucun poste n’est prévu au budget. Pour répondre aux urgences qui se dessinent en un point- qu’il s’agisse d’AED, d’AESH, de personnel technique, de laboratoire etc..- les services procèdent à des redéploiements qui ne sont qu’autant d’opérations pour habiller Pierre en déshabillant Paul.

En outre, nous ne pouvons admettre que les établissements qui ont été ciblés au titre du dispositif « collèges en progrès » – on pense à la lutte exemplaire du collège Jules Verne de Buxerolles ici- et pour lesquels des moyens conséquents devraient être prévus, subissent encore des retraits de moyens. Retraits qui s’expriment partout dans le département avec des baisses de dotation dans tous les collèges. On nous répond d’attendre les ajustements du mois de juin : las, la réserve de 20 équivalents temps pleins pour tous les collèges et lycées de l’académie n’y suffira pas.

Pour la FSU-CGT Educ’Action, il est urgent d’agir sur les conditions de travail des personnels et les propos du gouvernement n’y changeront rien. C’est par une politique éducative ambitieuse qu’il faut agir : effectifs réduits, équipes pluri-disciplinaires, personnels spécialisés, véritable formation continuée, l’école a besoin d’actes et pas de beaux discours.

 

Réponse de l’IA-Dasen

Concernant la carte scolaire, l’IA-Dasen indique que la communication et l’information ont été faites à tous les acteurs depuis le début d’année. Selon elles, il y a de la lisibilité pour tous les élu-es locaux et directeurs sur les 3 années à venir et elle ne voit pas comment faire plus. Elle indique que ses services continuent à se rendre disponibles pour échanger et réaffirme que l’alerte est réelle, que s’il n’y a pas de mobilisation pour restructurer le maillage territorial, il y aura un risque énorme de voir des fermetures d’écoles années après années.

 

Préparation de rentrée 2026

Carte scolaire du 1er degré

Les échanges sur le projet qui a été validé en Conseil Social Administration ce lundi 30 mars se sont poursuivis. Retrouvez le projet complet sur ce lien 

Aucun changement par rapport au projet validé en CSA.

L’IA-Dasen a juste fait préciser que :

  • sur le RPI GIZAY – VERNON, la fermeture aura lieu sur Vernon, décision des mairies ;
  • sur l’ouverture à définir en Sud Vienne, qui avait été pressentie sur USSON, l’IA-Dasen a confirmé, suite à un échange avec la mairie la veille, que cela serait bien le lieu d’ouverture ;
  • sur la demande de non fermeture sur Châtellerault Herriot, l’IA-Dasen suite à nos interventions et également des autres organisations syndicales, et ne soyons pas naïfs et naïves, suite aux dernières interventions de la nouvelle municipalité de Châtellerault, a rajouté l’école dans la liste des écoles dite « en surveillance » à la rentrée.

Et puis c’est tout !!! Aucune autre localisation de fermeture dans les RPI concernés par une mesure n’a été précisée, en attente des décisions des mairies. Aucune annulation de fermeture n’a été actée ! Aucune nouvelle ouverture, et même si les effectifs sont déjà largement présents comme à Poitiers Pagnol élémentaire, qui pourtant mélange à la fois situation de public prioritaire et d’inclusion scolaire, rien n’a été acté.

La délégation de la FSU-CGT Educ’action est revenue sur plusieurs sujets. Ce projet de carte scolaire, c’est le grand écart et à la fois la double peine. Ce sont les personnels et les élèves les plus fragilisé-es qui trinquent : éducation prioritaire, rural isolé et le spécialisé.

Éducation prioritaire  

Nous avons alerté depuis plusieurs années sur la nécessaire prise en compte de l’éducation prioritaire qui ne peut être étudiée qu’avec son contexte. Sur le quartier de Poitiers les Couronneries par exemple, nous avons dénoncé la fermeture sur Andersen maternelle alors même que tout le monde fait le constat, absolument tout le monde, des besoins manquants et de la démographie galopante. L’IA-Dasen continue à dire, que les effectifs peuvent être potentiellement à la baisse et qu’il fallait continuer à attendre la fin des mouvements d’élèves, pour statuer à la rentrée. La FSU-CGT Educ’action a rappelé que le mouvement d’élèves était une constante de l’éducation prioritaire, et seulement un mauvais argument pour ne pas ouvrir, car au contraire, c’est une difficulté en éducation prioritaire d’avoir des groupes classes mouvants tout au long de l’année, comme à Châtellerault Herriot. Fermer maintenant, même si c’est pour ouvrir à la rentrée, revient à désorganiser un territoire, à rajouter de la difficulté aux équipes et aux familles.

Ecole inclusive 

La FSU-CGT Educ’action a rappelé les difficultés actuelles à la mise en œuvre de l’école inclusive… et les termes sont faibles. Et c’est donc un message catastrophique et incompréhensible de voir apparaître des dispositifs au service de l’inclusion dans des mesures de carte : CMPP, IME. Il est tout simplement  impensable pour nous de vous voir proposer des fermetures de dispositifs sans que ne soient proposés d’autres moyens en face pour nos élèves ayant besoin de soins. Les PAS (Pôle d’appui à la scolarisation) ne répondront pas aux besoins des mêmes élèves que les dispositifs présentés ici, ça c’est certain. Tous ces dispositifs répondent à des besoins, qu’ils soient quantitativement important ou moins, mais répondent à des besoins sur le terrain. S’ils sont supprimés sans contrepartie, qu’elle avenir à long terme pour la prise en charge de nos élèves à besoin particulier ? de nos élèves en souffrance ? Nous le disions en déclaration liminaire, cette souffrance dépasse le cadre de la classe : temps scolaire, périscolaires, les familles vous écrivent, une présidente de Sivos vous a écrit. Et c’est évident, pour répondre à ces sollicitations, un resserrement des missions sur des acteurs déjà dépassés ne permettra pas d’agir et je dirai même plus ça n’est pas souhaitable. On peut faire le lien avec la fermeture du poste de CPD EDD et climat scolaire. 

Ecole rurale

Si la FSU-CGT Educ’action a constaté que le rectorat avait bien progressé sur la communication des chiffres et prévisions d’effectifs pour alerter sur la baisse de la démographie, un point essentiel manque : quel projet d’école voulons-nous pour nos élèves ? Concentrer les élèves dans un même lieu, si cela peut résoudre certaines situations ou difficultés liées à l’isolement, n’est en rien un gage d’amélioration de la scolarisation des élèves ! Pour que cela soit un plus, pour compenser par exemple les pertes de la proximité géographique, il faut des dispositifs qui soient une richesse pour les élèves. De même pour aider les enseignant-es face au défi de la scolarité en milieu rural isolé. Pour la FSU-CGT Educ’Action, il faut aller plus loin : mise en place de dispositif avec un-e enseignant-e surnuméraire dans l’école, plan de formation pour les équipes sur temps de travail sur des thématiques choisies, programmation régulière d’interventions de spécialistes (Rased, Upe2A, infirmier-ère scolaire; assistante sociale…) !

Ecole privée / école publique

La FSU-CGT Educ’action a rappelé à l’IA-Dasen que certains de ses choix allaient renforcer l’attractivité des écoles privées, par rapport à l’école publique. Ainsi, en plus d’une baisse des effectifs, cela va créer des départs vers l’école privée. Par exemple, la baisse de la décharge de ⅔ sur la direction de Poitiers Allard-Ferry risque encore plus de favoriser la concurrence privé/public qui est déjà en jeu sur le plateau de Poitiers.

Vote  

La FSU-CGT Educ’Action a voté en CONTRE. 

  • Abstention : 6 – dont 3 UNSA, 1 DDEN, 2 élu-es du conseil départemental
  • Pour : 2 élu-es du conseil départemental
  • Contre : 7 – 5 FSU-CGT Educ’action, 2 FO, 1 FCPE

Rentrée 2026 dans les Collèges et SEGPA 

Collèges

Les documents de rentrée second degré sont à l’image de cette rentrée austéritaire : 2 documents seulement présentant les structures. Rien sur les fermetures de classes et de postes ni sur les retraits de moyens. Rien non plus sur les données des établissements privés sous contrat (structures et IPS).

La FSU/CGT Educ’Action est intervenue sur :

    • Les effectifs prévus dans les classes des collèges sont très élevés : par exemple en classe de cinquième : 13 collèges avec des classes entre 27 et 30 élèves (plus du tiers des collèges !), et sur le total des collèges, 5 auraient une moyenne d’effectifs globale supérieure à 27 élèves. Cela signifie une gestion de classe intenable, l’aide aux élèves en difficulté quasi impossible, des cours de sciences sans manipulation, des cours de langues qui ne vivent plus, des élèves qui vont mal et dont le repérage devient plus complexe…
    • Les situations de plusieurs collèges sont soulignées : Charroux avec des classes prévues à 30 élèves en 5ème et 4ème et une marge de manœuvre inexistante pour faire vivre l’établissement. En effet, il n’y a plus que 5 enseignants à temps plein dans ce collège : quel avenir se dessine pour Charroux ? De même, le collège de St Jean de Sauves se voit contraint de mutualiser ses heures en LV2 sur deux niveaux et ne peut pas ouvrir de groupes supplémentaires en FCA et LCA malgré leur succès. À Poitiers, le collège Rabelais n’envisage pas de fonctionner avec des classes à 30 en 3ème alors que les arrivées sont nombreuses en raison de la scolarisation des mineurs isolés. Enfin, à France Bloch Sérazin le climat scolaire se dégrade (voir les incidents la semaine dernière) et les classes sont bien trop chargées avec 30 élèves par classe en 4ème. Et évidemment Jules Verne sur lequel nous sommes revenus plus tard.
    • Concernant les postes d’enseignant-es, 7 postes vacants seront supprimés pour 3 postes créés, auxquels s’ajoutent 3 mesures de carte scolaire. Le solde négatif ne serait donc “que” de 7 postes en “dur” dans les collèges.
    • Mais c’est sans compter les très importants retraits en heures de fonctionnement. Et c’est ici que la saignée budgétaire se confirme avec la suppression de 16 classes. Il faudra y ajouter les heures retirées au titre de la 26ème heure de Sixième, du Choc des Savoirs, de l’éducation prioritaire, de la ruralité, des options et dispositifs… Pour un total de 756,29 h soit un retrait de 42 équivalents temps plein (à 18h) !
    • Ces dotations ont un impact direct sur les personnels qui voient leur conditions de travail se dégrader. Les compléments de service se multiplient avec des situations intenables. Un exemple : comment peut-on envisager le service d’un enseignant d’Allemand à cheval sur Buxerolles, Lussac et l’Isle Jourdain ?
    • Les collèges intégrés au dispositif “Collèges en progrès” car considérés comme fragiles par le Ministère (dans la Vienne : Jules Verne à Buxerolles, Isaac de Razilly à Saint Jean de Sauves et Jean Macé à Châtellerault) n’ont pas été protégés dans la répartition des dotations horaires et perdent même des heures.
  • Ces lourdes pertes d’heures concernent notamment des établissements fléchés comme difficiles, avec les Indices de Positionnement Social (IPS) les plus faibles du département : Jules Verne à Buxerolles (-48,5h, -1 classe), Georges Sand à Châtellerault (-22,92h avec autant de classes), Charroux (-41h, -1 classe), Descartes à Châtellerault (-42h, -1 classe), France Bloch Sérazin (-64h, -2 classes), Jean Moulin (-40h, -1 classe), Ronsard (-68h, -2 classes).

Quelques moyens supplémentaires sont alloués mais pour une poignée d’établissements : Henri IV : + 1 classe/+28h, Jardin des Plantes : +1 classe/+26h et Renaudot à Saint-Benoît : +3h sans création de classe !

Cela nous questionne lorsqu’on étudie les critères d’IPS.

  • Parfois, on ouvrirait des classes (comme à Saint-Savin) avec seulement 18h (au lieu de 28 ou 29), et bien souvent les collèges perdraient des heures alors qu’ils conserveraient le même nombre de classes.
  • Le rectorat nous répond qu’il y a une réserve de 20 équivalents temps plein à distribuer au mois de juin dans toute l’académie. Cela correspond à 360 heures, à peine la moitié de ce qui serait supprimé dans les seuls collèges de la Vienne !

La Dasen a répondu : dans les collèges en progrès chaque établissement est suivi.

Son déplacement a eu lieu avant la connaissance de la DHG. Concernant les collèges en progrès, le discours du ministre consiste à réfléchir à une dynamique, mais à aucun moment il s’agissait de moyens supplémentaires en nombre d’heures.

Le choix qui a guidé la baisse d’heures sur les collèges est de maintenir la 26e heure de 6e dans les 103 collèges les plus fragiles de l’académie.

Il est souligné qu’il s’agit de la phase initiale de la DHG. L’existence des 20 ETP de réserve permettra de réattribuer quelques heures, mais pas à la hauteur de l’an passé.

 

La FSU/CGT Educ’Action a rappelé que, concernant les collèges en progrès, le discours du site du ministère est bien différent.

Modification des horaires d’écoles 

Plusieurs modifications de rythmes scolaires ont été présentées au CDEN, elles concernent toutes des changements d’horaires :

  • Angliers
  • Lavoux
  • Quinçay
  • Vivonne mat

Il nous a été indiqué que  la demande de Vivonne pour le mercredi matin ne pouvait être prise en compte, notamment à cause des transports liés au collège.

 

Vote :

  • Pour : 9 voix
  • Abstention : 7 voix dont 5 FSU-CGT Educ’action
  • Contre : 0

 

Compétences du conseil départemental

Programmation pluriannuelle d’investissement (PPI)

La FSU/CGT Educ’Action a signalé qu’aucun document sur ce sujet n’a été envoyé en amont. De fait, nous n’avons pas pu travailler sur ce point. 

-Nouveau collège de Mirebeau : livraison prévue rentrée 2027

Collège Descartes : rénovation complète. Le choix de l’équipe lauréate est juste achevé. Fin de travaux en 2029, nouvelle restauration en 2027. Travaux en site occupé mais surtout pas de la même façon qu’à Jean Moulin. Principe du phasage : on vide une partie du collège où on fait les travaux mais ça nécessite de disposer des bâtiments nécessaires.

Collège France Bloch Sérazin : maintenance et fourniture des fluides. Performance énergétique recherchée.

Collège de St Jean de Sauves : réhabilitation de la restauration. Le Collège de Lencloître va faire la liaison chaude pendant les travaux c’est-à-dire tout le premier trimestre de l’année scolaire.

Mise en accessibilité : Ferdinand Clovis Pin et Charroux. Cela nécessite du désamiantage.

Accessibilité prévue à Chauvigny en 2027.

Jardin Des Plantes : lancement de la tranche de mise en accessibilité, raccordé au futur projet de réhabilitation du collège.

Collège Renaudot SEGPA et plateau technique : grosse opération de retrait d’amiante dans l’été précédent et  finalisation cet été.

Jean Moulin Poitiers : lancement des travaux dont un préau, la modification du parvis d’entrée principale, l’assainissement, le désamiantage de l’ensemble des sols et mesures de désempoussièrement.

Plan de retrait des dalles d’amiante annoncé dans tous les collèges (hors structures), même hors travaux. Jean Moulin en constitue la première étape.

La FSU/CGT Educ’Action est intervenue sur la question de l’amiante qui est une préoccupation quotidienne des collègues qui y sont confrontés. Une audience intersyndicale a eu lieu au rectorat sur cette question le mois dernier.

 

Numérique pour l’Education

La FSU/CGT Educ’Action a signalé qu’aucun document sur ce sujet n’a été envoyé en amont. De fait, nous n’avons pas pu travailler sur ce point. 

Petite révolution annoncée par les services du conseil départemental :

Il y a une volonté de sortir des GAFAM, après la  mauvaise expérience du passage à WINDOWS 11 qui a nécessité de remplacer des centaines d’unités centrales.

Mise en place de la plateforme “Idruide” et expérimentation du système d’exploitation Linux.

ENEJ demeure le regroupement fonctionnel de l’ensemble des services dont élèves et enseignants peuvent avoir besoin.

Étape suivante: libérer les machines des OS microsoft ou autres. L’hébergement des données est réalisé en France métropolitaine.

D’ici 2 ans il y aura une expérimentation sur 3 collèges (inconnus pour le moment).

La FSU/CGT Educ’Action a encouragé le conseil départemental dans sa démarche d’orientation vers des systèmes libres et a rappelé que la sortie des GAFAM faisait partie de ses mandats.

pour la FSU/CGT Educ’Action : Julien Dupont, Hugo Loyer-Giroux, Apolline Letowski, Matthieu Menaut, Matthieu Thibault