Audience : La FSU intervient et pose des questions précises

Audience : La FSU intervient et pose des questions précises

2018-09-12T11:41:17+00:0011 septembre 2018|Catégories : À LA UNE|Mots-clés : |

La FSU de l’académie de Poitiers a obtenu une audience lundi 10 septembre 2018 auprès de Mme Bourhis, conseillère sociale auprès du ministre Blanquer.

Nous l’avons remerciée d’avoir accepté de nous recevoir, puis, parce que ces audiences n’apportent que rarement des réponses rapides, nous lui avons proposé de nous envoyer des éléments de réponse ultérieurement. Nous vous tiendrons informé.es !

Il a fallu aborder les thèmes en 20 minutes, montre en main.

Lors de la précédente audience en juillet dernier, M. Ledroit nous avait affirmé que nous n’avions pas à nous inquiéter à ce sujet car Poitiers est la “ capitale de l’éducation “.
Pourtant en juillet il est annoncé une seule académie avec un rectorat à Bordeaux (voir notre communiqué de presse ici https://fsu86.fsu.fr/fusion-des-academies-de-limoges-poitiers-et-bordeaux-refusons-la-surchauffe/ )
Quels sont donc les projets du gouvernement pour Poitiers et pour le rectorat de Limoges ?
Les collègues, en particulier du rectorat sont très inquiets des risques de mobilité forcée. Pour les usagers, il s’agit d’un service public de proximité qui disparaît, fragilisant encore ceux qui sont déjà éloignés de l’école.

Sur la question salariale, nous avons donné l’exemple d’un professeur des écoles, collège, lycée au 4eme échelon, qui perd plus de 500€ de pouvoir d’achat (inflation, gel de l’indice,…) par mois par rapport aux années 2000 (retrouvez votre pouvoir d’achat perdu en page 4 du document en ligne ici https://fsu86.fsu.fr/le-ministre-a-lesen-la-fsu-et-le-snpi/). Les fins de mois sont de plus en plus difficiles pour de plus en plus de collègues et ce n’est pas les différentes indemnités qui arriveront à compenser cette perte.

ParcourSup  : Aucune transparence, notamment en staps : disparité, fonctionnement de l’algorithme. Des jeunes de Poitiers pris à l’ufr de Rennes, alors qu’ils se trouvaient classés à plus de 100 places sur la liste d’attente sur Poitiers. En fait, peu d’adéquation entre les “pré-requis” et le classement sur les Voeux. Donc Sélection déguisée, pour les UFR qui veulent récupérer quelques bons dossier, mais surtout affectation “aléatoire” généralisée sur la base de “l’offre et de la demande” pour seule régulation. En fait, à partir de la dramatisation d’un problème réel de déficit de capacités d’accueil qui ne concernait que 2 filières, PACES et STAPS à l’époque d’APB, le Gouvernement a mis l’ensemble de la jeunesse en tension.  Il fait se livrer la jeunesse à une concurrence fratricide, afin de limiter les investissements à l’Université. Celle-ci va donc se trouver dans l’incapacité de faire réussir toutes et tous les étudiants.

Disparité des capacités d’accueil : maintien capacité d’accueil à Bordeaux : Poitiers et Limoges augmentent : ils sont donc les variables d’ajustement.

Refus de la profession des 10% augmentation du tarif d’affiliation des associations sportives d’Établissement. L’UNSS est constitutive du service public du Sport Scolaire. + 10% cela fait peser toujours plus le financement du Sport Scolaire (Environ 35 à, 40% du budget) sur les familles. Le Secrétaire académique du SNEP-Fsu Poitiers a donc remis à la Conseillère, le Carton rouge attribué par l’ensemble de la profession au ministre Blanquer, les 4 AG Départementales de l’ UNSS, le 5 septembre.

Jeunesse & Sport: La saignée destinée à casser le modèle sportif Français, pour filer à l’anglaise.
1600 suppressions de postes et techniques. 30 000 millions 6% de budget. 6 ans des jeux olympiques.

Il y a eu ces derniers mois diverses annonces et recommandations concernant la formation des enseignants, sur la position du concours, le statut des lauréats et admissibles, le décrochage entre 1er et 2d degrés, les “prérecrutements”… Les personnels doivent être entendus sur ces questions. Parmi ces annonces, on entend aussi l’idée de transformer les composantes universitaires ESPE en structures sans enseignants propres… L’ESPE deviendrait une sorte de service commun qui ne ferait que répondre aux demandes de formation de l’employeur en puisant selon les commandes dans les ressources locales, académiques ou universitaires. Cela inquiète beaucoup les collègues : comment, dans ces conditions, pourraient se constituer les équipes pluri-catégorielles susceptibles de mettre en oeuvre pour les étudiants de master MEEF une formation intégrant les deux dimensions professionnelle et universitaire nécessaires à l’exercice du métier d’enseignant ? Quel avenir pour les collectifs de travail ? Nous ne pensons pas que ce type de mesure permettrait d’améliorer la formation des enseignants – dont maintenant tout le monde s’accorde à dire qu’elle ne fonctionne pas bien. Ce n’est pas en détruisant les équipes qu’on ira vers l’amélioration.

Le département de la Vienne est comme beaucoup dans une situation fragile en terme de volume de personnels. Car si nous avons un affichage légèrement excédentaire de + 3 personnels par rapport au nombre de postes à cette rentrée 2018, sur le terrain, la créalité est bien différente. Un nombre de postes conséquent est utilisé par exemple pour faire face aux divers congés (maternité, santé…). Ainsi dès le jour de la rentrée, le département n’a pas assez de personnels pour couvrir l’ensemble des postes du département et doit utiliser des remplaçants sur des postes à l’année. Dès la première semaine de rentrée, une grande partie de l’ensemble des remplaçant-es départementaux-ales (brigades) sont déjà mobilisé-es. Difficile alors d’imaginer que l’administration puisse mettre en place des plans de formation nécessaires et demandés par la profession dans ces conditions. Résultat :  l’administration de la Vienne va faire le choix de recruter des contractuel-les en cours d’année, comme ce fut le cas l’année dernière.
Le SNUipp-FSU demande une autre option : que le ministère réponde favorablement à la demande de l’inspection académique de faire appel à la liste complémentaire du CRPE 2018Le SNUipp-FSU a lancé en ce sens une pétition : https://petitionlc.snuipp.fr/

Gros problème d’effectifs dans le secondaire : classes à 30 et 31 en collège, jusqu’à 37 en lycée, alors même qu’il y a un “public fragile”.
Lycée : aucune concertation pour l’instant avec les organisations syndicales sur la carte des spécialités et des options, alors que les chefs d’établissement sont déjà informés. Pas de débat sur cette carte, non plus, dans les établissements.

Les opérations de gestion des personnels (affectations, promotions hors classe, classe exceptionnelle…) se sont très mal déroulées l’an dernier. Les calendriers de CAPA ont été sans cesse modifiés, les dates repoussées, les collègues n’ont pas eu accès à leurs évaluations à temps, les arrêtés d’affectation n’arrivent pas, les affectations sur plusieurs établissements se multiplient de façon déraisonnable, etc… Dans le même temps, l’organisation du travail et le management sont tels au rectorat que les personnels administratifs de la DPE (division des personnels enseignants) sont en grande souffrance. Il est hors de question qu’une telle situation se renouvelle.

Les éléments de réponses et positions de la FSU

Fusion des académies
POUVOIR D’ACHAT
Parcoursup
Sport scolaire et Jeunesse & Sport
Formation des enseignants
Ouverture de la liste complémentaire
Réforme des lycées
Rectorat de Poitiers